Une épuration ethnique à la française – Bernard WITTMANN

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Après les attentats de 2015, en France, le débat sur la déchéance de nationalité a laissé apparaître le caractère symbolique et sentimental d’une nationalité. Dans une surenchère de démonstration patriotique, tout le monde clame son attachement à la nation et aux « valeurs » de la République.

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Description

Après les attentats de 2015, en France, le débat sur la déchéance de nationalité a laissé apparaître le caractère symbolique et sentimental d’une nationalité. Dans une surenchère de démonstration patriotique, tout le monde clame son attachement à la nation et aux « valeurs » de la République.

La question de la nationalité a laissé des traces douloureuses dans l’histoire des Alsaciens. Plongeons-nous dans les années 1918 à 1924 : Marianne cédait alors aux sirènes de l’ « antibochisme » et du racisme ! L’Alsace était livrée au nettoyage ethnique, aux cartes d’identité sélectives selon les critères héréditaires et à une politique de francisation despotique. Des Commissions de triage étaient chargées de châtier les « germanophiles » alsaciens.

Pour les Alsaciens, le chemin vers la nationalité fut souvent un parcours difficile. Pour accéder à la « réintégration dans la nationalité française », ils durent effectuer des démarches et des recherches généalogiques humiliantes. Au moindre soupçon de « germanophilie », ils pouvaient être expulsés.

Mais pour les Alt-Deutschen du pays des « indésirables », ce fut un véritable drame : pour eux, qui s’étaient souvent entièrement identifiés à l’Alsace, ce fut l’expulsion manu militari vers l’Allemagne. Leur crime : être nés de parents allemands !

Grisée par une victoire inespérée, obnubilée par la haine du « Boche » et désireuse d’imposer rapidement son autorité en Alsace-Moselle, la France reniait ses prétendues convictions du droit du sol, de la fraternité, de l’égalité et de la tolérance. Elle s’abaissait à négliger les valeurs pourtant censées la fonder.

Historien de l’Alsace reconnu, Bernard Wittmann est né en 1948. Il est l’auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages sur la question alsacienne. C’est aussi un fervent défenseur de l’identité alsacienne et de l’Europe fédérale des Régions.

 » La question de la nationalité a laissé des traces douloureuses dans l’histoire des Alsaciens. Notamment les années 1918 à 19212, voire 1924. Marianne avait cédé aux sirènes de l' »antibochisme » et du racisme. C’était un nettoyage ethnique en bonne et due forme, avec des cartes d’identité sélectives selon l’hérédité des habitants de l’Alsace auxquelles s’ajoutent une politique de francisation rapide et puissante.  Des Commissions de triage furent chargées de châtier les « germanophiles » alsaciens qui étaient expulsés. Pour accèder à la « réintégration dans la nationalité française », que de démarches et des recherches généalogiques pressantes et humiliantes. Quant aux Alt-Deutschen, qui étaient le plus souvent nés en Alsace et s’étaient identifés au Reichsland (Terre d’Empire), ils furent expulsés manu militari vers l’Allemagne en crise profonde. Leur crime: être nés de parents venant du reste de l’Allemagne avant 1914 .

Les convictions républicaines du droit du sol, de la fraternité et de la tolérance étaient balayées par la haine du « Boche », par la volonté de la France d’imposer rapidement son autorité en Alsace-Moselle après une victoire qu’elle n’espérait plus. Un pan méconnu de l’histoire européenne s’éclaire vivement.  » F.S.

Auteur : Bernard Wittmann

Editeur : Yoran Embanner

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Informations complémentaires

Poids 0.38 kg
ISBN

978-2-36747-026-9

Nombre de pages

Septembre 2016 – Broché 224 pages

Dimension

15,5 x 22 cm